Nicolas Sekkaki, pur produit IBM, va déployer les logiciels SAP en France
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Nicolas Sekkaki, pur produit IBM, va déployer les logiciels SAP en France

A bientôt 44 ans, ce fidèle d’IBM qui y réalisa son parcours depuis 19 ans était arrivé « à un âge où on se pose la question de ce que l’on veut faire après ».


«Le changement est une opportunité, et c’est en période de succès qu’il faut changer, or c’est le moment où la nature humaine est le plus paresseuse », commente Nicolas Sekkaki à propos de l’organisation dans l’entreprise.
Une méthode qu’il vient de transposer à sa propre carrière, en prenant la direction générale France de SAP, l’éditeur de logiciels de gestion.


A bientôt 44 ans, ce fidèle d’IBM qui y réalisa son parcours depuis 19 ans était arrivé « à un âge où on se pose la question de ce que l’on veut faire après ». Certes, quelques années de plus chez le leader mondial de l’informatique, où il était dernièrement directeur général d’IBM Global Technology Services pour la France, n’auraient pas été pour lui déplaire, mai il est des propositions qui ne se refusent pas. D’autant que pour ce Franco-Marocain qui passa ses dix-huit premières années à Casablanca avant d’entamer sa prépa à Henri IV, « être capable d’anticiper » est un leitmotiv.

Nicolas Sekkaki arrive, qui plus est, à une période charnière dans l’histoire de SAp, qui, après avoir racheté des entreprises, dont Business Objects, doit faire face à un marché plus large tout en gardant da proximité avec ses clients. Or ce diplôme Ensae-Sup’ Aéro, dont les deux parents étaient ingénieurs de formation, se dit « attaché à cette notion de transformation ».

Une inclination qui remonte à ses débuts chez IBM où, entré en 1990, il subit un an plus tard le traumatisme du passage des profits record aux pertes record. « Mon premier choc a été de le demander comment une entreprise peut à ce point être aveuglée par son succès. »

La mutation qu’opère ensuite IBM le frappe tout autant, et c’est, contre toute attente, dans le commerce que « ce timide par nature » démarre, avant d’œuvrer dans le management.

En luis proposant en 1999 de rejoindre le patron mondial des ventes de grands systèmes à New York, le géant informatique lui permet de réaliser son rêve d’installation aux Etats-Unis, ou naît sa seconde fille. « J’y ai appris énormément, en travaillant sur des sujets méthodologiques de ventes ou la mise en place d’outils pour motiver les collaborateurs. »

Un séjour d’un peu plus d’un an en Grande-Bretagne, où il prend la direction des ventes EMEA, précédera son retour dans l’Hexagone en 2002, à la vice-présidence de la division serveur et stockage. Adepte du sport en famille, dont le tennis et le funboard, cet amateur d’opéra démonte et remonte régulièrement des ordinateurs, « parce que j’aime bien savoir de quoi je parle ».

Source "Le Figaro" 09 avril


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