Bull revient sur le marché des serveurs
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Bull revient sur le marché des serveurs

Après une incursion réussie dans le calcul haute preformance, le seul fabricant informatique européen revient sur le marché de l’informatique de gestion face à IBM, HP et Dell.



Décomplexé, Bull ne se contente plus d’affronter IBM sur le marché des supercalculateurs. Le phœnix français de l’informatique vient maintenant défier Big Blue sur celui, très concurrentiel, des serveurs d’entreprise, qu’il avait pourtant quittée il y a cinq ans.

« Sur 100 serveurs vendus, 98 sont des machines à processeur Intel, peu chères dédiées à une seule application et sans grande valeur ajoutée », commente Didier Lamouche, le PDG de Bull (6 000 personnes, 1.13 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2009).

Bull n’avait pas les moyens d’affronter IBM, HP, Dell, Sun ou Fujitsu sur ce marché de 43.2 milliards de dollars en 2009. Mais la prolifération de ces serveurs est devenue un tel cauchemar pour les directeurs informatiques qu’ils cherchent maintenant à concentrer leurs efforts sur des machines plus puissantes, capables d’assembler virtuellement plusieurs serveurs.


Une machine évolutive et économe en énergie 


Bull a donc décidé de revenir dans la course, en déclinant la technologie de sa nouvelle génération de supercalculateurs, BullX S qui vient aussi d’être annoncée, dans des serveurs d’entreprise haut de gamme.

« Notre Bullion, assemblé sur notre site d’Angers, est la seule machine évolutive permettant de connecter progressivement jusqu'à 128 cœurs en affichant une consommation énergétique de 40 % inférieure à ses concurrents », précise Didier Lamouche.

Soit mieux qu’IBM. Pour l’instant, du moins. Destiné aux entreprises traitant beaucoup de données comme les banques ou les assurances, le Bullion préfigure aussi une nouvelle génération de « mainframes », les très gros serveurs centraux des administrations.

 Source "L'usine nouvelle" Semaine du 8 au 14 avril


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