Google dans le collimateur de Bruxelles
Google rassure

Google dans le collimateur de Bruxelles

Le moteur de recherche américain fait l'objet de trois plaintes pour pratiques déloyales.
Google, qui dispose d'une part de marché écrasante en Europe, est la nouvelle cible de la Commission européenne, après Microsoft.



Google, qui dispose d'une part de marché écrasante en Europe, est la nouvelle cible de la Commission Européenne, après Microsoft.
L'affaire risque de faire du bruit.
La commission européenne à indiqué hier avoir demandé à Google de s'expliquer sur des accusations de pratiques déloyales lancées par trois de ses concurents. Bruxelles "a recu trois plaintes qui sont en cours d'examen" a indiqué dans un communiqué laconique la commission, en précisant qu'aucune enquête formelle n'était encore ouverte.

Les griefs sont de deux ordres : les listes de comparaison de prix britannique Foundem et le moteur de recherche juridique ejustice.fr se plaingent d'être relégués en bas des résultats de recherche par algorithme de Google, tandis que le troisième plaignant Ciao (un comparateur de prix filiale de Microsoft), s'en prend aux conditions des contrats de publicité en ligne.
Fidèle de sa devise "Don't be evil" ("Ne soit pas malveillant"), le groupe de Mountain View a protesté de sa bonne foi.
"Au bout du compte, la question est de savoir si Google tente d'étouffer la concurrence.
Ce n'est pas le cas, a assuré Julia Holtz, conseil juridique du Groupe, en promettant une réponse "le plus vite possible".
La demande d'information a été adressée courant février à Google, et la Comission donne généralement trente jours aux entreprises pour s'expliquer.
Mme Holtz a assuré que son entreprise respectait les règles européennes de la concurrence.
Mais le fait essentiel est que Google règne sans partage sur les moteurs de recherche, avec une part de marché proche de 90% selon la commission européenne.
Pour tenter de contrer cette domination, Microsoft et Yahoo ! ont conclu un partenariat sur les moteurs de recherche, qui vient tout juste d'obtenir le feu vert aux Etats-Unis et en Europe.
Google a préferé prendre les devants en détaillant lui-même l'information sur son blog, ce qui lui permet au passage de souligner les liens discrets de Microsoft dans cette affaire : Foundem fait partie de l'organisation Icomp, financée en partie par le groupe de Redmond, quant à Ciao, "nous avons commencé à recevoir des plaintes en 2008, après le rachat par Microsoft", assure Google.
Ironie de l'histoire, le géant de l'Internet se retrouve dans le colimateur de la commission alors même que Microsoft vient d'enterrer la hache de guerre avec Bruxelles. Mieux vaut pour google que la comparaison s'arrête là : en 10 ans de conflits pour abus de position dominante, Microsoft avait dû payer en amendes un montant record de 1.68 milliard d'euros.



Source "Le Figaro" 25 février 2010 


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