Le jeu vidéo, un nouvel outil pour les entreprises
serious game

Le jeu vidéo auprès des particuliers n’est plus un simple divertissement mais devient un outil plus ludique et utile. Conseils en jardinage, cuisine, bricolage sont des jeux qui attirent une nouvelle typologie de joueurs.

Le jeu vidéo devient un outil qui s’adapte à tous les domaines, il se développe même en entreprise.

Les entreprises et les jeux vidéo

Notons tout d'abord que près de la moitié des entreprises du CAC 40 utilisent les « serious game ». Les serious game sont des applications informatiques combinant un aspect pédagogique, informatif, ou marketing à un aspect ludique grâce à l’utilisation du jeu vidéo. Présents en France depuis 2003 et utilisés comme outil de communication ou de formation ils permettent une attention et efficacité plus accrue que les outils traditionnels.

Encore trop souvent considéré comme destiné aux jeunes garçons et aux geeks, le jeu vidéo recouvre désormais bien d’autres réalités. La Wii et les jeux ludo-éducatifs familiaux ont permis de modifier quelque peu la perception du jeu vidéo qui devient un réel outil au service des entreprises.

Selon une étude européenne réalisée par Apply Group, 66% des grandes entreprises européennes souhaitent intégrer le jeu vidéo dans leur formation dans les cinq années à venir.

Parmi les entreprises déjà utilisatrices on retrouve BNP Paribas, L’Oréal, PSA, ou encore Air France. Olivier Lombart, responsable du développement des serious game chez Genius évoque le fait qu’ « il y a encore deux ans, les entreprises ne voulaient pas en entendre parler et maintenant, elles écoutent ».

Une formation attractive et ludique

Le jeu est un moyen très efficace pour capter l’attention du salarié. En effet, pour passer les niveaux du jeu celui-ci devra valider certaines connaissances qui lui seront utiles dans l’exercice de son propre métier.

Un prix qui reste dissuasif

Les prix de ces serious game sont évalués entre 50 000 et 500 000 euros suivant la complexité du jeu. Un prix dissuasif pour la plupart des PME. Bien que certains jeux soient accessibles à des prix raisonnables, les serious game n’ont pas encore acquis la notoriété et la crédibilité suffisante pour emporter l’adhésion de tous.

Un plan de soutien du gouvernement

Les chiffres relatifs aux serious game sont encore peu représentatifs étant donné la nouveauté du phénomène. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à la prospective et au développement de l’économie numérique annonçait en mai un plan de soutien qui a reçu plus de 150 dossiers de candidatures.

Des initiatives locales sont également à souligner. La chambre de commerce du Nord-Pas-de-Calais a récemment lancé un appel à projets, la fédération des travaux publics de Rhône-Alpes détient quant à elle un jeu permettant de sensibiliser sur les risques du chantier.

Des initiatives qui rassurent Julien Villedieu, délégué général du Syndicat national du jeu vidéo « les pouvoirs publics prennent enfin conscience du potentiel économique des serious game ».

Deux exemples

BNP Paribas : Starbank. Le jeu permet d’interagir entre les différents pôles de l’entreprise et donc comprendre leurs rôles. Il permet la représentation mentale des activités, produits et services de l’entreprise. Le jeu est donc à la fois un outil de formation et de communication interne.

Groupe Thales : Moonshield. Le jeu permet de développer la notoriété de l’entreprise auprès des futurs ingénieurs en période de recrutement.


28 juillet 2009 - Pauline MONNIER, Assenciel


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